RueilMulhouse-1535 RueilMulhouse-1544 RueilMulhouse-1606

 

RAC – MULHOUSE 94-87  « Même pas peur… »

Notre équipe n’était pas trop rassurée, vendredi matin, en prenant le train , en direction de l’Alsace , car l’équipe que l’on avait corrigée , 97 à 65, au match aller, n’avait plus le même visage: en effet, l’arrivée d’un sponsor à 100 000 euros , avait permis de recruter 3 joueurs présents dans le 5 de départ ce vendredi: 2 étrangers connus en France : l’anglais Eric Boateng, qui a fait une pige en Pro.A, la saison dernière à Pau et l’américain, Ronald Yates, souvent vu en Pro.B; 3 ème recrue: Mathieu Bigote que nous avons vu avec Rouen ( Pro.A), le 17 Septembre, au Stadium, lors de notre rencontre de Coupe de France , où, il avait joué 27 minutes et scoré 8 Pts pour 11 d’évaluation! dans cette configuration, Mulhouse venait de remporter 6 de ses 8 dernières rencontres dont des victoires à ST Vallier et à Vichy ! Privés de Moise, retenu en équipe nationale sénégalaise, peu de gens misaient sur une victoire rueilloise ! Pourtant dès le début de la rencontre, notre équipe développait un superbe basket sous la direction de Romain, nous nous montrions très adroits et Miguel dominait dans la raquette et inscrivait 8 Pts dans ce 1er 1/4 Temps remporté 28 à 23 avec 57% d’adresse et 1 balle perdue! Comme la défense travaillée et étudiée toute la semaine par nos entraineurs, perturbait les scoreurs alsaciens ( Bigote marquera 2 Pts dans toute la rencontre !), nous faisions la course en tête et menions 47 à 39 à la pause où nous avions tiré à 51%, perdu 3 ballons et fait 5 fautes personnelles !Les 7 joueurs entrés en jeu avaient scoré et notre évaluation collective était de 56 ! Notre équipe entamait parfaitement la 2ème période, Dominique scorait 9 Pts en 5 minutes et réalisait son meileur match de la saison, Miguel surprenait en dominant les intérieurs adverses, notre serbe prouvait qu’il était un des meilleurs « bosman » de N1, Kevin dominait son frère, Namory montrait ses qualités et Romain et Ben dirigeaient parfaitement leur équipe; à aucun moment, Mulhouse pouvait revenir au score et les 2300 spectateurs présents, dont les minimes de clubs prestigieux comme le Réal de Madrid, du Partizan et de l’Etoile Rouge de Belgrade, de Rome avec un jeune de 15 ans , mesurant 2,27 !, appréçiaient le spectacle; avec 112 d’évaluation collective, notre équipe frolait son record de la saison (120 contre Avignon) et remportait sa 6 ème victoire de suite , lui permettant de se classer à la 4 ème place de la N1 ( pas mal !); seule ombre au tableau, la blessure à la main de notre américain qui sera probablement absent pour les 15 jours à venir, dommage car Moise ne sera pas rentré samedi prochain pour accueillir un autre 4 ème : ST VALLIER qui nous avait bousculé à l’aller; qui sait, notre équipe joue bien en ce moment , elle est en pleine confiance et peut être qu’avec l’appui de ses supporters, elle pourra créer l’exploit ce samedi au Stadium, allez les garçons ! 

PAT

 

Le FCM sans défense face à Rueil

L’équipe mulhousienne n’a jamais été en mesure de tenir tête à Rueil, hier soir au Palais des sports, où elle n’a pas mené une seule fois au score (87-94). La défaite était d’une logique implacable.

 eric-boateng-(20-points-a-64-)-s-est-une-nouvelle-fois-depense-sans-compter-mais-a-souffert-comme-l-ensemble-de-l-equipe-face-a-des-rueillois-diablement-efficaces-photo-l-alsace

Après leur exploit signé il y a quelques jours à Vichy, les joueurs du FCM ne voulaient surtout pas perdre le bénéfice de ce résultat en laissant filer le gain du match, hier soir au Palais des sports face à leurs homologues de Rueil. Victorieux de cinq de leurs six dernières rencontres, ils espéraient poursuivre sur leur lancée ce week-end tout en se sachant attendus au tournant par des adversaires surfant, eux aussi, sur une vague de succès – six d’affilée dont un face à un exempt.

Les Mulhousiens, sèchement battus dans les Hauts-de-Seine alors qu’ils n’alignaient pas l’équipe telle qu’elle est aujourd’hui (97-65), se doutaient bien qu’ils n’auraient pas la partie facile. Et ils ont vite compris qu’ils allaient effectivement souffrir durant 40 minutes face à des visiteurs aussi redoutables qu’à l’aller même privés de leur pivot Moïse Diamé – et qui du coup ne s’étaient déplacés qu’à neuf et n’ont joué qu’à sept. Mais les protégés de Jamel Benabid ne pensaient sans doute pas vivre pareil cauchemar.

Hier soir, ils n’ont jamais eu voix au chapitre. Ils ont le plus grand mal à se mettre en route et montrent dès les premières minutes qu’ils ne sont pas dans le rythme. Contrairement à eux, les joueurs d’Ile-de-France ont attaqué les débats pied au plancher. Et ils ne lâcheront jamais l’affaire. Diablement efficaces, à l’instar d’un Miguel Buval déjà impressionnant, ils prennent les commandes dès le coup d’envoi. Les Mulhousiens reviennent bien à leur hauteur (21-21 à la 10e ), mais perdent à nouveau du terrain dans la foulée. Avant tout en raison d’une défense trop défaillante. Les uns et les autres peinent à trouver leurs marques, à se mettre en place dans les temps, et laissent aux Rueillois tout l’espace dont ils ont besoin pour enchaîner les paniers sans trop de difficulté. Dans ces conditions, Parfait Njiba et les siens s’échinent à courir constamment après le score (39-47 à la 20e ).

Cruel manque d’agressivité

Tout semble encore possible à la pause. Les joueurs locaux ont déjà traversé des moments difficiles et trouvé les ressources nécessaires pour faire face. Mais cette fois, ils ne parviennent pas à passer la vitesse supérieure et sont dominés par des adversaires en pleine confiance et très adroits.

Les deux derniers quart-temps sont identiques aux deux premiers : les Mulhousiens, moins sûrs d’eux au fil des minutes, continuent à galérer et ne trouvent pas de solutions pour inverser la tendance. Très loin de l’efficacité défensive dont ils ont fait preuve lors de leurs dernières sorties, ils ratent par ailleurs des paniers faciles. Eux qui avaient habitué leur public à mieux, beaucoup mieux ces derniers temps, manquent cruellement d’agressivité des deux côtés du terrain et en font les frais (54-69 à la 28e , 60-75 à la 32e , 66-81 à la 35e , plus gros écart de la partie).

Dès qu’ils se rapprochent, leurs vis-à-vis se dépêchent de reprendre leurs distances. Au final, ils s’inclinent une nouvelle fois face à une équipe qui, si elle ne paye pas de mine, est parfaitement organisée et d’une efficacité redoutable.

« On ne peut pas gagner à tous les coups » , commentait Jamel Benabid, forcément très déçu, après le coup de sifflet final. « Nous avons manqué de rythme, nous n’étions pas dans nos standards défensifs : face à la troisième meilleure attaque du championnat, ça ne pardonne pas. Nous encaissons beaucoup plus de points que d’habitude. Nous n’étions pas présents, ni dans l’intensité, ni dans l’engagement. Est-ce en raison de la débauche d’énergie de ces dernières semaines ? Je ne sais pas » , poursuit l’entraîneur en évoquant aussi « des défaillances individuelles ». « Je ne me suis jamais emballé dans la victoire, je ne vais pas m’alarmer dans la défaite. Nous devons nous remettre au travail dès lundi. En pensant au match qui nous attend samedi prochain à Cognac. »

Fin de série à domicile

Le FC Mulhouse a été dominé hier soir dans sa salle par une formation de Rueil plus adroite et plus en rythme (94-87).

godin-pris-dans-la-tenaille-les-mulhousiens-ont-manque-d-agressivite-hier-soir-photo-dna-cathy-kohler

D’entrée de jeu , les deux équipes sont portées vers l’offensive. Les Franciliens font la course en tête en début de partie en profitant des largesses de la défense mulhousienne (2-4 puis 9-12).

L’intensité défensive est faible dans ce match où la toute première faute est sifflée au bout de 8 minutes de jeu seulement. Côté mulhousien, Parfait Njiba réalise un excellent début de match, comme il y a deux semaines contre Vendée Challans (4/5 aux tirs lors du premier quart-temps).

«Nous ne sommes jamais vraiment entrés

dans le match»

Il permet aux Alsaciens de revenir à égalité 21-21, mais la fin du premier épisode sera pour Rueil qui est en tête 28-23 après dix minutes.

Les Mulhousiens ne parviennent pas à repasser devant par la suite. Menés par un très bon Miguel et par Kévin Bichard, efficace à trois points, les visiteurs gardent de l’avance (25-31 puis 34-39).

Trop tendres défensivement, les hommes de Jamel Benabid ne retrouvent plus ce qui avait fait leur force lors des derniers matchs. « Nous avons manqué d’agressivité, explique l’entraîneur. À la mi-temps, nous n’avions que quatre fautes. Contre une des meilleures attaques de la poule, nous n’avons jamais trouvé la clé défensivement et nous l’avons payé. »

Dès que Mulhouse semble revenir, par Njiba et Boateng notamment, les Rueillois marquent le panier qu’il faut pour se redonner de l’air. En pleine confiance, ils peuvent compter sur un excellent Dominique Gentil (19 points) pour garder l’avantage pendant le troisième quart-temps (41-47 puis 58-69).

« Nous n’avons jamais vraiment réussi à entrer dans la partie, à mettre le rythme qu’il fallait face à une équipe extrêmement adroite », continue l’entraîneur qui voit Rueil foncer vers la victoire dans le dernier volet (72-81 puis 77-88).

Finalement, les Franciliens s’imposent de sept unités (94-87). Mulhouse tombe pour la première fois dans sa salle depuis le début de l’année. Ils se rendront à Cognac le week-end prochain. Un match important pour garder ses distances avec la zone rouge.

 

FCM – Rueil : Jean-Pierre Zuttion, l’incontournable

L’assistant de Jamel Benabid, personnage haut en couleur à l’optimisme inaltérable, rêve désormais des play-offs alors que le FC Mulhouse, 12e de la N1, accueille ce soir (20 h) au Palais des sports une équipe de Rueil (7e ) qui s’annonce, comme beaucoup d’autres, très dangereuse.

toujours-fidele-au-poste-jean-pierre-zuttion-apporte-un-precieux-coup-de-main-a-jamel-benabid-a-la-tete-de-l-equipe-mulhousienne-archives-l-alsace

Jean-Pierre Zuttion, c’est un personnage haut en couleur que tout le monde connaît et qui connaît tout le monde dans le milieu du basket. Arrivé au FCM en 1992 alors qu’il venait tout juste de poser ses valises à Mulhouse suite à une mutation professionnelle, cet ancien joueur – meneur/2e arrière à Cahors-Sauzet en N3 puis au centre de formation d’Orthez avec les espoirs – contraint de mettre un terme à sa carrière sportive en raison d’une blessure s’est depuis investi corps et âme dans le club mulhousien.

Animé en toutes circonstances d’un enthousiasme communicatif et d’un dévouement sans faille, cet infatigable passionné, désormais indissociable du FCM, est depuis huit saisons l’assistant de l’entraîneur de l’équipe fanion. Fidèle au poste, même dans les pires moments, il a tout connu, de la Pro B à la Prénationale… et vu passer beaucoup de coaches. « Dans l’ordre Charly Auffray, Eric Bartecheky, Mike Gonsalves, Seda Ertugrul, José Moreno et Jamel Benabid » , énumère l’intéressé qui, titulaire du diplôme fédéral d’entraîneur régional, s’est ensuite formé sur le tas après avoir préparé un BE 1er degré qu’il n’a jamais eu l’occasion de valider faute de temps. « C’est un vrai plaisir de travailler avec Jamel. Et avec tous les joueurs de l’équipe » , poursuit « JPZ », qui en général dirige deux séances de travail par semaine, le mardi et le jeudi matin. Et attention : tout le monde a intérêt à filer droit ! « On rigole, mais on bosse. J’aime bien que tout soit carré » , précise cet adjudant-chef en brigade motorisée. « Les gars le savent et il n’y a jamais le moindre problème ! »

Ravi de retrouver la NM1, « une mini-Pro B, où les coaches proposent des choses très intéressantes » , ce Toulousain d’origine de 44 ans a pourtant abordé la saison avec certaines craintes. « À de rares exceptions près, les promus redescendent aussi sec, à moins d’avoir recruté plusieurs joueurs très expérimentés, ce qui n’était pas notre cas au départ. Nous avons ensuite pu corriger le tir (Ndlr : avec les arrivées de Ron Yates, Mathieu Bigote et Eric Boateng) grâce à plusieurs partenaires qui nous ont donné un coup de main financier, et la mayonnaise a pris très rapidement. »

« Inenvisageable de perdre à domicile »

À tel point que les Mulhousiens, 12es de la N1 avec 36 points et trois longueurs d’avance sur Cognac, le premier relégable, après un exploit à Vichy (74-81), affichent désormais de nouvelles ambitions. « Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de nous cacher : nous voulons dans un premier temps obtenir notre maintien – ce qui à mon avis devrait être fait avec quatre victoires supplémentaires – et dans un second décrocher notre billet pour les play-offs. »

En attendant, les joueurs du FCM ont du pain sur la planche. Dès ce soir (20 h au Palais des sports) face à une équipe de Rueil qui reste sur une excellente série – six victoires d’affilée, dont une face à un exempt – et occupe la 7e place du classement. « Elle n’a pas de véritables stars dans ses rangs, même si Kevin Bichard (Ndlr : le frère de Jérémy) et l’Américain Benjamin Smith (Ndlr : meilleur marqueur de la N1 avec une moyenne de 17,5 points par match) sont très connus, mais un collectif au jeu bien huilé qui a déjà fait ses preuves et peut vraiment se montrer très dangereux » , commente Jean-Pierre Zuttion.

Celui-ci garde d’ailleurs un souvenir très vivace du match aller (perdu 97-65) : « On a pris une doudoune et on était habillé pour l’hiver. Je ne suis pas près de l’oublier, mais je me rappelle surtout l’attitude des Rueillois, qui sont venus nous voir après le match : ils étaient bien évidemment contents d’avoir gagné, mais aussi déçus que nous ayons perdu. Ils ont tout fait pour nous remonter le moral et ça m’a vraiment fait chaud au cœur. Il y a encore des clubs qui s’appuient sur certaines valeurs, comme le respect et l’empathie… »

Les Mulhousiens savent qu’ils n’auront une fois de plus pas la partie facile tout à l’heure. Mais ils n’ont pas le choix et doivent enregistrer ce qui serait leur sixième victoire en sept matches pour poursuivre leur match en avant. « Après une perf à l’extérieur, comme celle à Vichy, il est inenvisageable de perdre à domicile. Nous devons gagner face à Rueil. Coûte que coûte. »

Les stats de la rencontre